Dépistage et traitements

Le diagnostic de sarcoïdose repose sur la compatibilité du tableau clinique et radiographique, la mise en évidence de granulomes sur un prélèvement de lésion, et l’exclusion de toute autre maladie de présentation similaire.
L’évolution est très variable en durée et sévérité. Environ la moitié des cas évoluent sans traitement vers la guérison en 2 à 3 ans et ces cas ont souvent un début clinique « bruyant » : érythème noueux (nodules douloureux de la peau) ; arthrite ; inflammation oculaire etc…Dans l’autre moitié des cas le début est plus insidieux et la maladie peut être chronique et durer entre 3 ans et plusieurs décennies, le plus souvent moins de 5 ans. C’est surtout chez ces derniers qu’un traitement va être nécessaire.

Le traitement repose surtout sur les corticoïdes, les antipaludéens de synthèse (dérivés de la quinine) et les immuno-suppresseurs. Ces médicaments sont très efficaces, mais leur effet est purement « suspensif », avec un rebond de la maladie lorsqu’ils sont interrompus ou diminués. La durée du traitement est de 12 mois au minimum et parfois plus en une fois ou plusieurs fois.
La sarcoïdose est une maladie le plus souvent sporadique (un seul cas dans une famille) et les données actuelles plaident pour le rôle d’une interaction gène-environnement à son origine. Des formes « familiales » avec 2 cas (rarement plus) au sein
d’une famille se voient dans 4-6% des cas. Elle touche surtout les adultes jeunes mais peut se voir plus tard surtout chez les femmes. Par contre, elle se déclare extrêmement rarement chez l’enfant.
Les données disponibles suggèrent que la arcoïdose pourrait être déclenchée à la faveur d’une interaction gène-environnement chez des individus ayant une susceptibilité prédisposante.

[ Source : Sarcoïdose Infos, Pr Dominique Valeyre]

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